Griefjoy

20/10/2016

Mais si souvenez-vous, je vous avais déjà parlé de Griefjoy. Je reviens pour parler de leur fabuleux concert à la Gaîté Lyrique. Le 23 septembre dernier, Griefjoy et sa première partie Lafawndah nous donnait rendez-vous.

Revenu sur scène en avril dernier avec leur album intitulé Godspeed, différent du précédent. Les concerts à la Gaité Lyrique sont toujours un peu particuliers. Pourquoi ? Car on est à la fois dans un monde à part avec les artistes. Et en même temps, la salle qui a l’air d’un étrange cube nous donne l’impression que l’on pourrait y danser toute la nuit.

C’est un peu ce que ça m’a fait avec Griefjoy durant ce concert. En même temps, les titres de Godspeed se prêtent tout à fait pour cette ambiance. La Gaité Lyrique est la salle parfaite pour présenter cet album au public parisien.

A mi-chemin entre une performance vocale et musicale acoustique, des beats électroniques sur lesquels on ne peut que se déconnecter du monde extérieur et entrer pleinement dans l’antre des Griefjoy. Un espace temps assez étrange.

Alors oui, tu peux te dire que parfois l’univers musicale de Griefjoy peut être un peu inaccessible. Mais ils ont quelque chose pour te rattacher à eux : la communication, l’humour et surtout l’auto dérision.

Et c’était ça pendant tout leur concert, alternant entre de longues phases musicales dans lesquelles nous étions emportés par la chaude voix de Guillaume coordonnée à la perfection aux notes de son synthé’, aux riffs de guitares et aux beats de batterie. Entre ces phases où ils nous ramenaient à la réalité en discutant avec nous comme si on était tous potes, autant vous dire que la distance artistes-public n’était pas au rendez-vous et heureusement.

Les 4 garçons adorent jouer et surtout prendre des risques. Ni une, ni deux, voilà qu’ils nous font une petite improvisation en symbiose avec le public. Public chaud bouillant, on a dû donner au groupe une base de quatre notes. « La, Si, Ré Mineur & Sol » répond une jeune femme devant Guillaume, interrogée au hasard. Un challenge pour le public mais aussi pour les artistes.

Et c’est parti pour un beau processus de création collectif. Guillaume joue les notes, s’arrête et nous dit « Bon, ça a un petit côté Get Lucky, mais on s’en sort pas si mal ».

Les garçons continuent cette improvisation puis Guillaume lâche un « Par contre je pense qu’on va arrêter là, parce que j’ai un peu trop séché le solfège moi, je ne vais plus pouvoir suivre ! » T’en fais pas Guillaume, tu n’es pas le seul.

Griefjoy assume et assure les aléas du live, les petites erreurs et problèmes techniques. Guillaume a toujours une petite touche d’humour pour dédramatiser la chose. Du coup, on rigole tous ensemble, on se sent comme une bande de potes, de l’amour et de la musique envahissent la pièce. C’est tout ce qu’on aime.

Malheureusement le dernier morceau arrive, la fin approche, nos mines réjouies commencent à disparaitre quand boum, Guillaume, Billy, David & Romain nous balancent le très très attendu Touch Ground.

S’en suit alors un magnifique échange de vocalises public-artistes. On s’est bien égosillé entre deux sauts. Ils disparaissent dans le noir mais oh surprise, le quatuor niçois revient au rappel pour nous achever avec Lights On. De l’intensité comme il en fallait pour ce vendredi soir. On finit par chanter à tue-tête « All night long, all night long » jusqu’au bout de la nuit.

A très vite Griefjoy et merci de nous emporter dans votre bulle créative !

Infos : GriefJoy

Je veux voir ça demain

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Par Canelle Conte

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"Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?"

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