Darry Perier

21/04/2017

Darry Perier, artiste aux mille formes et couleurs, artiste aux milles histoires et aux nombreux sourires, marque les villes du monde de ses visages et de ses fresques.

Des toiles de son atelier aux murs de Londres en passant par ceux de Bordeaux, Perth, ou encore Capbreton, Darry Perier transmet la joie, le rêve et l’enthousiasme.

Dans ses œuvres, il convoque des formes et des couleurs foisonnantes dans un mariage riche d’idées et de représentations. Avec lui, impossible de savoir où donner de la tête : il y en a partout, tu voudrais tout voir, mais en un seul regard, c’est impossible.

Tu vas devoir prendre le temps. Prendre le temps d’apprécier le nombre de couleurs et de nuances présentes sur l’image, les formes abstraites qui se mélangent au formes figuratives, aux visages et aux courtes histoires que racontent la composition.

Les couches et les plans se superposent, se chevauchent et s’entremêlent pour mieux brouiller ta vision et te jeter au visage une image d’une profondeur étonnante alors qu’elle a été peinte sur un support sans reliefs.

L’image plate prend vie avec intensité. Les créations, qu’elles soient follement colorées ou qu’elles utilisent un camaïeu de couleurs, stimuleront toujours ton imaginaire face la scène représentée.

Tout est fait pour que tu y vois du mouvement : les jeux de formes, les couleurs capricieuses, les visages presque mouvants et auxquels tu peux pourtant facilement t’identifier… Ce n’est plus une fresque ou une toile que tu as devant toi, c’est une histoire racontée par autre chose que de simples mots.

C’est dans ces récits figurés que Darry Perier se permet d’impliquer le spectateur. En effet, impossible de consommer l’œuvre sans s’investir psychologiquement et moralement : on essaye de déceler, de tout voir, on fait preuve d’un indéniable effort de lecture.

Comme chez certains de ses contemporains, les formes se dessinent sur le mur comme une énigme à résoudre.

Animé par de multiples influences plus incongrues les unes que les autres, Darry Perier semble piocher partout son inspiration : de Picasso à l’esthétique naissante des années 80 ou 90 à travers l’émergence du numérique, incontestablement aussi brillant que ses pairs, il trouve facilement sa place dans un paysage artistique déjà florissant.

Dans la composition, on le rapprochera donc de POTER, dans la recherche potentielle d’une hyper-géométrie, on pourra penser à Chufy, et dans la manière dont il réinvestit les motifs virtuels, les motifs nés du numérique, on pourra songer à l’artiste argentin Felipe Pantone.

Mais ce ne sont que quelques noms parmi tant d’autres, puisque que certains y verront ce qui ressemble au travail de 2SHY ou de ZOSEN et bien d’autres encore.

L’apparition de formes récurrentes qui constituent une trame dans certaines de ses œuvres fait aussi partie de ces modes de représentations très prisés aujourd’hui, tant pour leur caractère esthétique que pour leur vertu en terme de méditation en se rapprochant de la pratique du mandala.

Mais il ne faut pas oublier la joie. Toujours la joie. Elle est présente partout, elle traverse son œuvre comme un fil rouge qu’il est impossible de perdre. La joie et l’onirisme. Dans bon nombre de ses messages sur les réseaux sociaux, on retrouve cette même joie.

Au-delà donc des illustrations qui portent en leur sein un sourire indiscutable, Darry Perier semble lui-même donner une importance toute particulière au ravissement, quel qu’il soit.

Facebook : Darry Perier

Instagram : darryperier

Je veux voir ça demain

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Par Clémentine Pons

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"Pain sur table n'a pas de maître"

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