La Yegros

26/05/2015

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La Yegros, c’est le soleil d’Amérique du Sud, c’est la joie de vivre venu d’Argentine, c’est des rythmes ethniques et tropicaux qui se balancent en mesure sur de l’électro suave. On a eu la chance de la rencontrer pendant sa tournée, quelques heures avant son passage sur scène aux Reperkusound de Villeurbanne.

Salut La Yegros. Commençons par le commencement : comment en es-tu arrivée à faire de la musique ?

J’aime chanter depuis que je suis toute petite. Après avoir fini le lycée, je suis entrée au conservatoire de musique de Morón, ma ville natale. J’y ai étudié l’opéra, et puis je l’ai quitté pour suivre ma propre voie et étudier la musique Africaine, Indienne… Des musiques traditionnelles qui m’intéressaient davantage. C’est comme ça que j’en suis venue à composer mes propres chansons.

Quand est-ce que tu as su que c’était fait pour toi ?

Le moment décisif, ça a été quand je suis allée à ce casting pour un talent show plutôt populaire en Argentine. Un ami du conservatoire me l’avait recommandé, mais j’étais censée être en vacances au moment du casting. J’ai demandé au directeur s’ils pouvaient attendre que je revienne et il m’a dit « oui, y a pas de problème, tu peux venir dans deux semaines. ». Pour moi c’était clairement le destin, parce qu’il aurait très bien pu me dire « non, tu n’avais qu’à être là », et rien de tout ça ne serait arrivé. Mais le fait qu’il ait été d’accord pour m’attendre, ça a été le « clic » qui a changé tout mon futur dans la musique. D’autant plus que le directeur du show était King Cocha, qui a produit mon premier album et va également produire le prochain.

J’ai été choisie et j’ai chanté en public pour la première fois devant 15 000 personnes. Ca a été une expérience tellement incroyable que ça m’a tout de suite fait passer de « ça me plaît de chanter » à « je veux pouvoir faire ça toute ma vie, même si je vais devoir me battre et me donner à fond pour y arriver. »

Est-ce que tu pourrais définir ta musique en quelques mots ?

Ma musique, c’est avant tout les rythmes latino-américains, qui font partie de mon identité, mélangés à de l’électro. Il y a beaucoup de rythmes différents : cumbia, waino, milonga… l’Amérique du Sud en regorge. Je mixe des musiques, avec lesquelles j’ai grandi, avec de la musique électro moderne qui connecte aujourd’hui les nouvelles générations.

Quelles sont tes influences ?

Petrona Martínez est une chanteuse que j’aime beaucoup. C’est une chanteuse folklorique colombienne – elle doit avoir 75 ans maintenant. Elle compose ses propres chansons et elle a une voix très puissante.

Une autre artiste que j’admire, c’est Rita Indiana. Elle vit en République Dominicaine, et elle mélange du merengue avec de l’électro et des sons bizarres, un peu extraterrestre, et le résultat est super intéressant.

Y aussi les Brazilian Girls, qui est un groupe dont les membres viennent d’un peu partout, et qui font une musique fun et décalée. Ce qui est génial, c’est que certains artistes dont j’étais fan, et qui m’apparaissaient complètement hors de portée, évoluent maintenant dans le même milieu que moi.

Qu’est-ce que tu penses de l’évolution de la musique et de la scène musicale en Argentine ces dernières années ?

En ce moment, on assiste à une renaissance de la musique folklorique. Beaucoup de jeunes sont en train de rafraîchir le folklore traditionnel, que ce soit au travers du rock, de l’électro…

A côté de ça, il y a beaucoup plus de femmes qu’avant dans le milieu artistique. Elles ont beaucoup de présence, elles ont leurs propres projets, collaborent à d’autres, et participent très activement à la scène musicale argentine.

Quand tu as sorti Viene de Mi, ton premier album, est-ce que tu t’attendais à un tel succès ?

Définitivement pas ! C’est un projet qui a pris 4 ans et dans lequel j’ai mis tout mon cœur, sans avoir vraiment en tête le succès ou l’aspect financier. Ce projet, c’était mon rêve, et le plus grand aboutissement pour moi à l’époque c’était, une fois l’album sorti, de pouvoir faire une tournée en Argentine, dans toutes ces provinces d’où je puise mon inspiration et ma musique. Mais c’est allé beaucoup plus loin !

Et maintenant, quels sont tes plans ?

Je suis en train de finir mon deuxième album, Magnetismo. Ca a été beaucoup de boulot, et j’ai vraiment hâte qu’il sorte ! En attendant et pour les prochains mois, j’ai un calendrier de tournée très chargé, et je n’ai pas une minute à moi.

Pour conclure, un petit clin d’œil : est-ce que tu as déjà porté une Salopette ?

Oui ! Je travaille avec un couturier de Buenos Aires. Pour chacune de mes tournées on a des costumes pour tout le groupe, et je porte des tenues uniques. Une fois, j’ai porté une salopette jaune sur la scène d’un concert à Buenos Aires. De très bons souvenirs !

Merci La Yegros !

Facebook : https://www.facebook.com/LaYegros

Deezer : http://www.deezer.com/artist/1438374

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Je veux voir ça demain

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Par Coline Renuy‏

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