Damoiseaux

07/09/2015

L'avance Joue Jelly

Comment décrirais-tu ta marque en un simple titre ?

Caleçons de jouvence – Fait main en France

Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

J’ai fraîchement 27 ans, je suis montpelliéraine à la base de la base mais je vis actuellement à Lyon. J’ai étudié le commerce pendant 4 ans en bossant tout ce temps-là en parallèle dans la grande distribution de l’habillement pour financer mes études. Puis, à la fin de mon Master I marketing vente et distribution, j’ai éprouvé une grosse saturation du commerce et de la vente à la fin de l’année je n’ai pas rendu mon mémoire de stage et j’ai stoppé net le commerce. Avant de reprendre une année d’études à Bordeaux en stylisme et modélisme à ESMOD.

Je suis ensuite partie à Düsseldorf en stage de stylisme où j’ai « découvert » l’upcycling. C’était en fait ce que je faisais depuis toujours, recycler, rafistoler, bidouiller avec ce que l’on trouve à disposition. En rentrant en France, j’avais tout à portée de main : machine à coudre, tissus et vêtements entassés pour « en faire des trucs quand j’aurai le temps ». Il me restait plus qu’à trouver l’idée. Je voulais créer un concept original avec mes compétences en commerce comme en stylisme avec un produit utile qui n’existait pas sur le marché.

Passionnée de tendances, je voudrais bosser en bureau de style mais ils ne recrutent bien souvent que des stylistes confirmés. Plutôt que devenir assistante styliste et faire des dessins techniques toute la journée je me suis lancée dans Damoiseaux. Dans un premier temps pour montrer l’étendue de mon savoir-faire et mon goût pour les tendances puis pour enrichir mon CV d’une manière différente. Comme un portfolio vivant en fait. Puis, le concept a pris et j’ai repoussé ce projet de bureau de tendances à quand on me débauchera ! Ainsi sont nés les calbuts Damoiseaux avec le parallèle « Print Lover » dédié aux imprimés fous et tendances et « UpcyclingSoldier » dédié à l’éco-responsabilité et au vintage.

En tant que fille, pourquoi avoir créer une marque de caleçon ? C’est plutôt masculin quand même les caleçons…

J’adore la mode et la sape mais je ne suis pas à fond girly. J’adore l’esprit décontracté sans prise de tête que les garçons peuvent avoir. Créer un concept pour eux était donc cool et amusant. Puis ce sont des clients moins pénibles que nous les filles (rires).

Qu’est ce qui différencie ta marque des autres caleçons que l’on peut trouver sur le marché ?

Damoiseaux est enthousiaste, on ne prend pas au sérieux les dictats de la mode, on suit les nôtres selon nos envies. ça se ressent dans les calbuts qui peuvent avoir des allures presque « baronnesques » avec un imprimé royal et un bouton goldy mais au final, on ne se prend pas au sérieux et on va faire du barbecue avec. Les caleçons sont en série limitée, parfois même uniques. On a peu de risques de se retrouver avec le même calbut que ses voisins qui ont acheté leurs sous-vêtements par pack de 3 !

As-tu pour projets d’être partenaire de certains évènements ?

J’essaie d’être partenaire d’évènements musicaux. Mes clients s’intéressent aux mouvements émergents et alternatifs et je m’associe à cela. Car avant d’être une marque de mode, c’est surtout un concept ludique avec une identité et des envies (les caleçons Damoiseaux adorent la musique du monde par exemple) J’ai donc pu participer à des projets tels que le K-Live à Sète festival de musique et street art au bord de la mer. Ainsi FKJ, Fakear et Romare ont pu repartir avec leurs calbuts Damoiseaux. Je travaille également avec le talentueux Everydayz (qui a réalisé la musique de la vidéo) qui est intégralement sponsorisé Damoiseaux. Je pense continuer les évènements musicaux tels que les festivals.

A quelle fréquence crées-tu des nouvelles collections ?

Tous les jours. Les tendances et les goûts évoluent chaque jour. Je chine pas mal donc déjà, je trouve toujours un ou deux tissus à transformer. Puis au fur et à mesure des tendances, je tends à être avant-gardiste et proposer des choses pas encore vues. Il y a donc régulièrement de nouveaux modèles en ligne (à choper vite car ce sont des modèles en série limitée plus ou moins longue)

De quoi t’inspires-tu ?

La musique, les plantes, l’art, la mouvance Internet, l’absurde, les cultures étrangères, les personnes âgées, la Méditerranée, l’avocat, le Moyen Âge …

Comment vois-tu ta marque dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

Je la vois bien implantée en France et développée à l’étranger dans quelques pays. J’aimerais reformer les ateliers de coutures avec des mamies couturières et redorer le blason de la couture en France (de plus en plus délaissé). J’aimerais à terme me détacher de la production et me dédier uniquement à la direction artistique. Donc avoir un bras droit pour gérer la couture, un gauche pour la gestion de l’entreprise. En bref me dégager du temps pour travailler dans les tendances, intervenir sur d’autres marques ou même créer for real le bureau de style Trendamoiseaux. Si on part sur l’utopie, ça serait à peu près ça. Oui et voyager pour nourrir ce bureau de style d’idées et d’influences, la bonne excuse !

Que penses-tu de notre webzine La Salopette ?

C’est une belle initiative que d’essayer de se développer en aidant d’abord les autres à le faire. Je souhaite une belle et longue vie à la Salopette !

Eshop : www.damoiseaux.fr

FB : https://www.facebook.com/damoiseauxlescalecons

Insta : calbuts_damoiseaux

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Par diana

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"Le remède à l'ennui, c'est la curiosité. La curiosité elle, est sans remède"

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