Bengale

29/09/2014

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Une récente étude de MyBandMarket.com a identifié les 100 groupes français à suivre en 2014. Bordelaise d’origine, j’ai gonflé mes pecs et levé le menton lorsque j’ai appris que la deuxième ville la mieux représentée, après Paris, était Bordeaux !

 Parmi les 9 girondins à suivre, un groupe qui ne s’arrête plus de faire parler de lui : Bengale.

 Un groupe-duo, composé de deux auteurs compositeurs acharnés, qui continuent de diffuser une pop féline sur les ondes françaises. Après une présence très remarquée sur la compilation Education Française, aux côtés de Lou Doillon et Woodkid (entre autres !), ils ont signé sur le très beau label Naïve.

 Leur son, unique, joue aux funambules en tentant un équilibre aux frontières du rap français, de la chanson française, de l’électro et de la pop internationale. Aérien, faussement enfantin, subtilement libre, Bengale se joue des codes pour créer une musique pile poil dans l’air du temps. Double lecture des textes, flow sans fioritures, rifs bien sentis, on sent très fort l’amour d’Hendrix qui rencontre celui d’IAM.

 Leur esthétique est elle aussi en perpétuel mouvement et mérite de s’y attarder. À l’heure où les clips ne cessent de montrer la chair, Bengale aime les costumes d’époques, entre mise en abyme et utilisation d’un jeu de lumière insidieux, pour contrer l’utilisation abusive du méchant Photoshop. On tient donc aussi à souligner leur grande ouverture artistique, totalement dans la veine de La Salopette, une volonté de collaborer, avec de nouveaux créateurs, frais et vifs, pour réaliser leurs clips, mais aussi avec des artistes peintres, pour illustrer la pochette de leur album…

 Pas étonnant que certains artistes fassent déjà appel à eux pour signer quelques remix bien assaisonnés aux épices bengalis, de l’Auto Dance de Disiz (https://soundcloud.com/bengale/disiz-autodance-bengale-remix) au Rotschild de Triomphe (http://www.deezer.com/track/65561972), Mickaël Gachet et Romain Sanderre nous montrent, sans détour et retenue, l’étendue d’un talent qui n’est pas prêt d’arrêter de se développer.

 Rencontre avec ces deux tigres du Bengale qui bientôt deviendront, nous l’espérons, Roi Lions.

INTERVIEW EP « Comme tuer »

4 titres : « Vodka Pomme », « Le Dernier Tramway », « Electric City », « Ocean Sun »*.

 Si l’on remplaçait « Vodka Pomme » par un autre cocktail ?

 On pourrait le remplacer par un cocktail Molotov, une spécialité maison…

(Clip – Bengale – Vodka Pomme – https://www.youtube.com/watch?v=waUfONdcFPQ)

En prenant « Le Dernier Tramway », on va où ?

 « Dernier Tramway », derrière son aspect enfantin et sucré, est une chanson qui parle de l’accompagnement de fin de vie d’une personne. En prenant ce dernier tramway, on irait donc vers la mort. Mais lorsqu’on ignore cet aspect de la chanson, on peut aussi ressentir autre chose. Une chanson peut avoir différents degrés de lecture, et c’est quelque chose de très présent dans notre musique, qui nous tient beaucoup à cœur.

En fait, Le Dernier Tramway t’emmènes où tu veux, c’est toi le pilote.

(Clip – Bengale – Le Dernier Tramway – https://www.youtube.com/watch?v=nv3_jR4-tUo)

Quel est pour la ville la plus « Electric City » ?

 « Electric City » est inspirée, entre autres, du Printemps Arabe et en ce sens, ça pourrait être Sidi Bouzid, là où les choses ont commencé. Mais c’est comme pour « Le Dernier Tramway », la chanson est ouverte.

Dans le clip de la chanson (réalisé par Maxi Plaisir, Pauline Sanderre et Ludovic Schneiderovitch), on est dans quelque chose de beaucoup plus narratif, avec une histoire entre deux personnages sortis de nulle part, qui se retrouve dans un endroit étrange, mais ça colle aussi à la chanson. La ville la plus « Electric City », ça pourrait aussi être une ville imaginaire dont les frontières seraient Saint-Michel et les Capucins (à Bordeaux).

(Clip – Bengale – Electric City – sortie prévue début octobre 2014)

 

Qu’est-ce qui se cache derrière l’ « Ocean Sun » ?

 « Ocean Sun », une chanson assez mystérieuse, qui parle de plein de choses à la fois. Un des thèmes principaux pourrait être la perte de l’envie de se battre, le laisser-aller qu’on peut parfois observer dans notre génération.

Quel acte serait pour vous « Comme tuer » ?

 De boire un gros verre de Vodka-Pomme tard le soir, dans un Tramway perdu en plein milieu de l’Electric City.

 *

Les titres entre guillemets sont à retrouver sur leur EP « Comme Tuer », sortie prévue fin 2014.

CONCERTS 10 Octobre à Cahors

FACEBOOK : http://www.facebook.com/bengalemusique

SOUNDCLOUD : https://soundcloud.com/bengale

SITE : www.bengalemusique.fr

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Je veux voir ça demain

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Par La Salopette

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