STANI – L’Homme Obsédant

02/08/2016

Lorsque l’on m’a proposé d’écrire sur Stani pour La Salopette, je n’avais encore jamais lu ou entendu le nom de l’artiste. J’ai donc commencé une investigation sur le net, qui s’est très vite transformée en terrible frustration : obtenir des informations sur Stani revient littéralement à chercher une aiguille dans une botte de foin.

Petit à petit, j’ai senti une sorte d’obsession me gagner. Je voulais en savoir plus, le rencontrer, le voir, le toucher.

La Galerie Charron, rue Volta à Paris, expose l’artiste en ce moment. Alors je m’y suis rendue, espérant en apprendre davantage sur l’homme mystérieux.

La Galerie ne ressemble pas tout à fait aux autres : ses murs sont blancs, mais sa petite taille offre une ambiance presque chaleureuse. Une odeur de peinture encore fraîche vient chatouiller les narines. Les oeuvres de Stani sont là, imposantes, captivantes, un peu drôles (je trouve). Les supports sont variés : couverture de déménagement, bois, un peu de toile aussi. J’aurais pu les observer pendant des heures.

Ici, son œuvre la plus connue « Burning Man ».

En discutant avec une des galeristes, j’apprends que la directrice de la galerie a rencontré Stani sur un banc, à Berlin. Ce dernier a un mode de vie particulier, semble avoir un passé difficile. Il est dans la rue, travaille avec des matériaux recyclés, et se fiche littéralement de vendre ou exposer ses œuvres. La directrice a dû insister longuement pour obtenir une première toile à exposer, en guise d’essai, avant de pouvoir en proposer d’autres à la vente.

Stani ne veut pas apparaître dans les médias, souhaite rester anonyme. Il ne s’intéresse pas à la notoriété. Il est sauvage et difficile à apprivoiser. Il crée parce que c’est ce qu’il fait dans la vie.

« Mask », une des plus récentes, qui représente assez bien l’artiste à mes yeux.

Je me suis longtemps questionnée sur la façon dont j’allais mener une interview par intermédiaire avec l’artiste, sans m’immiscer dans son intimité. J’avais peur de le brusquer. Alors j’ai opté pour un portrait chinois. Et Stani s’est prêté au jeu :

Un animal : CHIEN
Une matière : CUIR
Une couleur : NOIR
Du mobilier : CHAISE
Un moyen de transport : TRAIN
Une ville : BERLIN
Un sentiment : REVOLTE
Un objet de tous les jours : COUTEAU
Un lieu : CAMDEN TOWN A LONDRES
Un livre : THE DHARMA BUMS
Une lumière : BLANCHE
Un des 5 sens : LE TOUCHER
Un végétal : MANDRAGORE
Quelque chose qui se mange : CHOCOLAT
Une culture : PUNK ROCK
Une addiction : ADRENALINE
Une boisson : BIERE
Un/e musicien/ne : TRENTEMÖLLER
Un mot : PUNK

Je ne peux que vous conseiller de courir contempler son travail à la Galerie Charron, qui en a l’exclusivité. Stani restera L’homme Obsédant à mes yeux, et je rêve toujours de le rencontrer pour de vrai.

Je veux voir ça demain

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Par La Salopette

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