Top to Bottom – Le RDV de la street culture

10/10/2016

Au Top to Bottom, on se tattoo les flash tattoos de Shane sur un coup de tête, on apprend le street-art, on dévore des hot-dogs de chez Deli Drops, on découvre l’exposition permanente de l’artiste Haribow. Bref c’est un petit village urbain pour les passionnés de street culture.

Top to Bottom nous a donné rendez-vous, comme depuis 2 ans, à la Halle Pajol, ancien entrepôt de la SNCF rénové en éco-quartier au cœur du quartier de La Chapelle. Et c’est une immersion totale : graffeurs, skateurs, DJ, musiciens, danseurs ont investi le parvis de l’Esplanade Nathalie Sarraute. Grems, Reso ou encore Nicolas Barome, plus de trente artistes confirmés ont peint, graffés des totems, camions et toiles à taille humaine pour le plus grand plaisir de nos yeux.

Que vous soyez fin connaisseurs ou de petits curieux, le Top to Bottom, c’est l’occasion de découvrir en profondeur le monde de la street-culture.

Top to Bottom c’est l’histoire d’une bande de potes, comme toutes les belles aventures d’ailleurs.

Cette bande de potes avait pour ambition de créer et surtout de partager un événement unique dédié à la culture urbaine, en pleine effervescence.

C’est ainsi que le duo de l’agence The Next Movement qui est une agence de communication visuelle et graphique créée par Tina et Nicolas, s’est associée à Gerz (acteur confirmé de la street culture) et enfin à Stéphane Bourdon, ancien directeur d’exploitation de la Bellevilloise et aujourd’hui directeur du restaurant Les Petites Gouttes, Bistrot gourmand en face de la Halle Pajol.  D’ailleurs la rencontre s’est faite par hasard car Tina et Nicolas habitaient juste en face des Petites Gouttes.  Comme quoi, le hasard fait bien les choses !

A ses débuts, le festival était uniquement porté par ses 4 joyeux lurons, aujourd’hui, ils sont aidés par une trentaine de bénévoles motivés comme jamais. L’esprit bon enfant des débuts ne s’est donc pas perdu avec l’élargissement de son équipe, bien au contraire. Et c’est ce que souhaitait Tina. Parce que oui, dès ses débuts, le festival a eu de très beaux retours. Son succès grandissant ne change rien à l’ADN que l’équipe cultive depuis ses débuts. Comme le dit si bien Tina « il est important de garder l’événement gratuit et l’implantation dans le 18e, bastion natif du graff, pour garantir l’accessibilité à tous les publics »

D’ailleurs ce n’est pas que l’histoire de 4 potes, c’est aussi l’histoire d’une communauté : quand l’esplanade se met en fête, tous ceux qui la font vivre au quotidien mettent la main à la pâte.

C’est ainsi que le shop Top to Bottom a pu créer un merchandising digne de ce nom grâce à une machine textile de leur voisin Draft (espace de coworking et de co-making).

Et bizarrement lorsque nous sommes arrivées au Top to Bottom, nous n’avons pas vu le public auquel nous nous attentions mais plutôt un public très familial : poussettes et trottinettes se croisaient dans l’allée centrale du festival. Ce qui est une bonne chose puisque la plupart des street artistes invités à faire des live-paintings (Astro, Katre, etc.) proposaient également des initiations au graffiti pour les kids.

Alors les parents étaient tranquilles car pendant que les kids apprenaient à graffer, ils pouvaient se promener au Street Market : avec des basiques et des accessoires sportswear des t-shirts customisés par des graffeurs présents (Grems et Opera entre autres), des casquettes ou encore des blousons et maillots de basket estampillés Spurs ou Giants…

Il y avait aussi un stand de skates de la jeune marque Baise-en-ville. On y découvre avec admiration des cruisers pour se balader en ville, eux aussi décorés par des street artistes et munies d’un ingénieux système de portage. Un petit trésor pour les amateurs et connaisseurs de planches à roulettes.

Bref le Top to Bottom c’est le rendez-vous à ne pas rater pour découvrir l’univers de la street-culture. Donc rendez-vous l’an prochain, même heure, même endroit !

CREDITS PHOTOS : LISA GARCIA

Je veux voir ça demain

0

Par Canelle Conte

59 articles

"Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?"

share

random

prev

next