Keymi : Du graff aux puzzles, un résultat explosif !

27/09/2017

Stéphan Raymond est né à Paris en 1973. Keymi, lui, est né dans les années 90, quand l’homme a découvert les bombes de peintures. C’est ensuite à Clermont-Ferrand, dans la ville natale de ses parents, que le passe-temps est devenu passion. Depuis, l’artiste s’est affirmé et manier la bombe est devenu son métier.

Sans avoir étudié le dessin, Keymi apprend en autodidacte, influencé par toutes sortes d’œuvres : les estampes japonaises, l’art contemporain, la BD franco-belge ou encore les mangas. Après plusieurs années à faire du lettrage, il se met à peindre des personnages, souvent en noir et blanc, puis en couleur.

Petit à petit, Keymi s’éloigne de la technique du graff. Sans pour autant laisser tomber la bombe, au contraire ! « C’est direct, il n’y a pas de mélange, ça sèche vite… Ce qui me plaît aussi avec la bombe, c’est la simplicité. La liberté du geste ». Aujourd’hui, il la maîtrise parfaitement, ce qui lui permet de se lancer dans des œuvres plus graphiques, plus abstraites, plus recherchées…

Au fil des années, Keymi a développé un style « pop art » avec lequel il peut travailler les couleurs comme il a toujours aimé le faire. Mais cela lui permet aussi d’expérimenter de nouvelles choses, d’aller au-delà de la peinture, de faire des recherches plus plastiques, avec une dimension volumique. Bref, il mélange les techniques pour aller au-delà de ses créations et améliorer, sans cesse, sa recette.

En ce moment, il se concentre sur les puzzles, des pièces qui lui permettent de donner une certaine narration à ses œuvres. C’est un travail qui tourne donc autour de la rumeur, du pop, des couleurs… Il découpe des polystyrènes, en fait des puzzles qu’il peint avant de poser de la résine.

Il nous invite à redécouvrir les pin-up sous mille facettes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est réussi. Les couleurs vives se marient à merveille, les visages sont parlants, sincères, et chacun d’entre eux raconte mille histoires. Bref, c’est explosif. Peut-être parce que c’est toujours fait à la bombe ?

En tous cas, les fresques de l’artiste ne se comptent plus. Dès qu’il a du temps libre et qu’une friche est dispo, il passe à l’action. Ses puzzles sont déjà plus de 300… Normal que la technique soit maîtrisée et les résultats fabuleux. Ses créations se retrouvent ensuite à la Bear Galery à Uzes et chez Artima à Paris. Entre autres. Cette année, il a exposé pour la première fois à New York.

Ah oui, pourquoi Keymi ? Un simple délire avec un pote qu’il appelait Mickey… et qui lui a renvoyé le même surnom en verlan. Mais contrairement à la célèbre souris, Keymi ne vient pas de la fiction : son talent est bien réel !

Facebook : Keymi

Instagram : Keymi_art

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Par clement

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"Créer, c'est vivre deux fois !"

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