Lollapalooza Paris : de gros concerts, de la pluie et des couronnes à fleurs !

08/08/2017

Du 22 au 23 juillet, et pour la toute première fois, le mythique Lollapalooza plantait le temps d’un weekend, ses gigantesques scènes à Paris à l’hippodrome de Longchamp avec au programme, plus d’une cinquantaine d’artistes. Un line up plus que bien fourni, réparti entre vieux loups du rock, super stars de la pop, poids lourds de l’EDM, et même un peu de rap et de hip hop cachés dans le coin. Autant dire que ça n’a pas été chose aisée de faire tenir tout ce beau monde sur 48h de festival.

Mais pas de quoi effrayer cette grosse machine américaine qui tourne depuis bientôt 30 ans pour ravir des tonnes de festivaliers venus en prendre plein les yeux et les oreilles. Je rappelle qu’à l’origine, Lollapalooza était un petit festival itinérant consacré à la musique underground. Rien à voir donc avec ce mastodonte qui rassemble aujourd’hui des centaines de milliers de visiteurs autour du monde, avec des éditions aux Etats-Unis, au Chili, au Brésil, en Argentine, en Allemagne et maintenant en France.

Voici mon bilan de ces deux jours de concerts géniaux, d’incroyables stands de bouffe, de pluie, de queues interminables et de couronnes de fleurs.

Credits Photos : Nicko Guihal

Le vrai roi de la fête : Seasick Steve

Sans passer par quatre chemins, la grosse claque de ce week end fut sans aucun doute la country blues punk de l’incroyable Seasick Steve, 76 ans au compteur, un lavoir, un bidon d’essence et une ficelle pour faire une guitare. Plus énergique et punchy que je ne le serais jamais (et j’ai trois fois moins d’années que le bonhomme), le vieil ours de Oakland a mis le feu à tout un parterre de spectateurs qui découvraient pour la plupart sa gratte furieuse et son timbre de cow-boy texan.

Un joli moment aussi en compagnie des Crystal Fighters et leur électro pop vitaminée, portée par un Sébastian Pringle déguisé en gourou indien de la bonne humeur et de la danse. Changement d’ambiance avec le rap Skepta : du gros beat, un flow ravageur et pas le temps de rigoler. Et puisqu’on parle de rap, IAM était aussi de la partie, et pouvoir se dandiner sur un live de  Je danse le MIA ça n’a pas de prix.

Sinon, petite déception du côté de Tom Odell et de sa pop anglaise, avec un concert un brin trop mollasson en dépit de tous ses efforts pour rendre le tout dynamique. Une déconvenue rapidement oubliée avec le passage d’Editors. Le groupe n’a pas manqué de déballer tous ses plus gros tubes (dont les merveilleux Racing Rats et Papillon) avec au chant un Tom Smith royal et magnétique.

Du côté des têtes d’affiche, Lollapalooza s’est montré à la hauteur de son statut de méga festival, avec des kilomètres de foule amassée devant The Weeknd pour le samedi. Pour le dimanche, c’est Liam Gallagher qui a pris la relève avec l’incontournable Wonderwall.

Il a été suivi de la princesse Lana Del Rey, adulée par une horde de fans dévoués qui s’extasiaient à chaque fois que Madame arrêtait de chanter pour boire une gorgée d’eau. En plus de Born to die, Love et Video Games, elle aura également interprété quelques nouvelles pépites comme White Mustang ou Cherry.

En clou du spectacle, les Red Hot Chili Peppers ont assuré un show de presque deux heures. Une ambiance dingue initiée par un Can’t Stop survolté, suivi des morceaux les plus connus du répertoire du groupe, joués sous une pluie diluvienne qui n’aura pas empêché des milliers de festivaliers de rester jusqu’au tout dernier riff.

Credits Photos : Nicko Guihal

Les plus et les moins

Sache déjà que Lollapalooza revient en 2018 pour une deuxième édition française, et compte bien s’installer comme un événement majeur dans le paysage des festivals de l’hexagone.

Comme attendu, le Lolla’ parisien a tout eu du gros festival à l’américaine. Difficile de ne pas avoir été impressionné par le site, encadré de scènes énormes et de stands de bouffe à n’en plus finir (autrement dit, le bonheur). Et parce qu’il faut faire les choses en grand, une reproduction de la tour Eiffel trônait en plein milieu de l’hippodrome. A regretter néanmoins, les temps d’attente franchement long du Cashless et, surtout, des toilettes (1 heure dans la queue, oui oui oui..).

Credits Photos : Nicko Guihal

Pour l’ambiance globale, c’est toute l’Europe qui s’était réuni tant on a pu y entendre de langues différentes. Un côté cosmopolitique sympathique, mais qui pourra te rebuter si tu préfères les festivals de moins grande envergure. Avec ça, le Lollapalooza a brassé son lot de zozos déguisés et de demoiselles pleines de fleurs et de paillettes.

Bref, comme c’était annoncé, la machine Lollapalooza ne fait pas dans la demi-mesure et en met plein les yeux. Un pari réussi pour sa première fois parisienne, et ce malgré un temps franchement pourri. Plus qu’à attendre maintenant de voir à quoi ressemblera le line up de l’été prochain, même s’il sera sans aucun doute aussi bon que celui de cette année !

Credits Photos : Nicko Guihal

Je veux voir ça demain

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Par Ellora Possenti

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