Nuits Noires

08/05/2017

Le noir est-il une couleur ? Grande question. Moi j’ai toujours pensé que oui, puis au collège les cours de sciences m’ont dit que non, et puis au final je crois que peu importe, je trouvais juste ça cool. Mais l’autre jour j’ai compris son utilité, en me rendant au concert organisé par les Nuits Noires au Sofffa

« Il y avait une pièce entièrement noire… »

C’est à la suite d’une expo de Tino Sehgal au Palais de Tokyo que l’idée commence à germer dans la tête d’Élodie, la co-fondatrice du concept : « il y avait une pièce entièrement noire. Tu entrais, poussé par la curiosité, et au fur et à mesure de ta progression tu entendais des sons, des bruits émis par des performers… Tu pouvais également t’allonger, te mettre à l’aise ».

Mais alors pourquoi dans le noir ? Tout simplement parce que le noir te propulse au cœur de la dimension sensorielle.  C’est une sorte de miroir de toi à toi, dans lequel tu découvres des images colorées même si l’obscurité est totale.

Il est assez facile de s’imaginer la chose, et pourtant l’expérience est si puissante et tellement inattendue que le retour au réel est difficile ! « Il y a une matière surpuissante dans le noir, en terme de sonorité et de sens ».

Plus qu’un concert, une expérience…

L’aventure a commencé depuis le 4 février à Lyon. Mais alors, comment ça fonctionne ?

La règle est stricte : Nuits Noires ne dévoile pas la programmation, et les gens n’ont aucune idée du style de musique qu’ils s’apprêtent à entendre. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, « Ce n’est pas un frein. Les gens sont très curieux, ils veulent vivre une expérience. C’est pour cela que ce n’est pas un concert à proprement parler, c’est une expérience avant tout ! »

Cela permet au public de découvrir un artiste sans être dérangé par un contact visuel qui établirait immédiatement un jugement sur la musique. Une réelle « expérience immersive sensorielle ».

En attendant la prochaine, retour sur leur dernier événement :

Facebook : Nuits Noires

 

Je veux voir ça demain

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Par Charles Goineau

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"Les mains libres, faire."

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